Le Journal du Lien

Le Lien des Cellules de Prière

N° 286 Juillet - Septembre 2018


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Editorial

Notre monde est loin d’être le beau jardin paisible et délicieux que Dieu voulait pour les hommes. Ainsi, des études nous indiquent que seuls moins de 5 % des habitants de la planète profitent (pour un temps) d’une santé parfaite. Tous les autres sont touchés plus ou moins fortement par des problèmes oculaires, dentaires ou diverses maladies. Au niveau des relations humaines, le constat n’est pas meilleur et l’on ne compte plus le nombre de familles ou de couples déchirés par des conflits. Ces adversités s’expriment aussi à plus large échelle dans les haines de voisinage ou des guerres.

Sur le plan des ressources, de nombreuses personnes sont engagées dans la spirale de la pauvreté, beaucoup n’ont pas accès à l’eau potable, à de la nourriture en suffisance ou à un travail qui leur permet de vivre dignement. Oui le monde va mal et nous pourrions malheureusement continuer longuement à parler des fléaux qui génèrent une abondance de souffrances physiques, relationnelles ou spirituelles.

Ouvrir les yeux sur ces réalités pourrait facilement nous faire sombrer dans la désespérance.

Pourtant, et comme le souligne ce numéro du « Lien », toute la noirceur du monde ne saurait cacher la lumière qui se dégage de la bonté de Dieu. Malgré toutes les expressions du mal, il ne cesse de bénir le monde
en lui prodiguant de quoi survivre. Prendre conscience de cet amour et de la beauté de sa création est une grande source de reconnaissance.

Par ailleurs, et avec la présence du « consolateur », nous savons que Christ nous accompagne chaque jour ; même à travers de terrifiantes « vallées de l’ombre de la mort ».

Quel privilège !

À l’inverse des plaisirs futiles, la joie divine nous appelle à sortir de nos égoïsmes afin de nous impliquer dans le destin des perdus et des malheureux pour les élever vers la grâce. Cette « élévation » des autres par l’intercession et le service est une manière fabuleuse de collaborer avec Dieu. De fait, lorsque nous serons devant lui, ces gestes d’amour seront les vraies richesses qui resteront entre nos mains.

Alors, conscients de la bonté infinie de Dieu, dispensons-la en portant joyeusement sa lumière dans le monde.

Jacques-Daniel Rochat


Devenir des intercesseurs avec Dieu!

Par Jean-Pierre Besse

Pendant la grande «bataille d’Angleterre» en 1942 (deuxième guerre mondiale) l’aviation d’Hitler pilonnait Londres avec ses bombardiers puissants pour mettre l’Angleterre à genoux devant les forces démoniaques du nazisme. Un des plus remarquables intercesseurs du Royaume Uni à ce moment-là, Rees Howells, avec quelques amis, a contribué à faire pencher le cours de cette bataille d’Angleterre, comme cela fut reconnu, parce qu’il combattait spirituellement avec le Christ auquel il avait voué sa vie! L’armée allemande n’a jamais pu débarquer aux îles Britanniques!
C’est aussi notre privilège (toute proportion gardée) de pouvoir exercer une influence sur les circonstances parce que le Seigneur nous appelle à collaborer avec lui pour manifester sa royauté (voyez par ex. dans Exode 17.8-16 Moïse, Josué et la bataille d’Amalek)!
Devenir intercesseurs avec Dieu, voilà une des perspectives les plus passionnantes de la vie nouvelle avec Jésus! On est loin du fardeau pénible que certains imaginent à propos de l’intercession. Loin de la «liste de commissions» à rappeler interminablement au Seigneur…

Le ministère de prière est un des trois services de base qui caractérisent chaque chrétien sans exception (à côté du service du prochain et du témoignage de l’Évangile). Cet office de la prière régulière est la preuve d’une véritable foi, la foi de Jésus-Christ lui-même agissant en nous!


En quoi consiste ce ministère, au juste?

Il consiste à être comme des «prêtres» (Apocalypse 1.6) pour notre entourage naturel, des ponts entre Dieu et le monde. Détaillons.

D’abord, le service de l’intercession consiste à
nous tenir en repos dans la présence de Dieu notre Père! Voilà nettement le plus important! Après quelques essais qui peuvent nous sembler au premier abord infructueux, cette position de repos (alléluia!) va nous conduire naturellement dans une attitude d’adoration, alors que nous nourrissons régulièrement notre foi du message de la Bible où le Seigneur nous parle! En effet, est-il possible de nous tenir tranquille en présence du Dieu vivant, loin des distractions de toutes sortes, sans être conduits à l’adorer pour sa grâce et ses qualités? Aimer le Seigneur notre Dieu de TOUT notre être est le premier commandement, le plus essentiel, selon Jésus (Marc 12.28-29).
Quand nous sommes en présence de l’Éternel pour Le célébrer, nous sommes portés et même
transportés en Dieu (le mot français enthousiasme veut dire exactement cela)! L’Esprit de Jésus nous élève! Les paroles par lesquelles nous exprimons ses qualités déclenchent en nous, au bout d’un moment, un souffle intérieur qui nous enrichit, qui nous rapproche du Fils de Dieu et du Père! Et quand cela se produit, que se passe-t-il?

Parle Seigneur, ton serviteur écoute!

La «voix» de notre Père nous touche dans un murmure, comme par un souffle léger. Le jeune garçon Samuel n’a pas tout de suite reconnu cette voix qui l’appelait jusqu’à ce que son maître lui ait conseillé de dire: «Parle Seigneur, ton serviteur écoute!»
(1 Samuel 3).
Connaissez-vous le commandement qui précède les «dix paroles» d’Exode 20?
«ÉCOUTE ISRAËL! Je suis l’Éternel ton Dieu qui t’ai libéré de la maison des esclaves»! «ÉCOUTE toi mon fils, ma fille»! Ne te presse pas d’ouvrir la bouche pour demander, approche-toi de Dieu pour écouter d’abord! (Ecclésiaste 4.17 à 5.1).
Cette pratique de l’écoute n’est pas facile car tant de pensées, d’émotions, de désirs s’agitent en nous! En écoutant, nous sommes heureux parce que Dieu est tellement merveilleux que nous finissons par tomber amoureux de Lui! Nous sommes purifiés à son contact. On désire ardemment faire ce qu’il veut. Tenez-vous un moment dans la présence de Dieu par la foi, avant d’aller au travail le matin; plus tard dans la journée refaites-le si possible quelquefois, même pendant le travail; persévérez!
De l’adoration vont spontanément jaillir des
sujets d’intercession selon les priorités du Seigneur!
La première fois que l’on voit dans la Bible quelqu’un qui intercède pour d’autres, c’est-à-dire qui est comme un médiateur entre Dieu et ces personnes pour leur salut, c’est dans le livre de la Genèse au ch. 18 v.1-3 et 16-33. Il s’agit de l’intercession d’Abraham: elle nous donne des clés.
Abraham vient d’avoir la visite de trois personnages mystérieux qui sont plus que des humains (anges). Après avoir fait une promesse solennelle à Abraham et Sarah, ces personnes poursuivent leur route.
Avez-vous expérimenté des visites de l’Esprit Saint qui vous rendaient Jésus présent? Leur avez-vous prêté attention? Ou avez-vous passé rapidement à autre chose?
Ces hommes s’éloignèrent en direction de Sodome. Mais nous voyons
qu’Abraham «se tint encore en présence de l’Éternel; Abraham s’approcha et dit…»
La vision ou la sensation de la visite s’est éloignée, mais pas le Seigneur, qui lui est toujours présent! Abraham ne passe pas à autre chose trop rapidement mais il reste encore en la présence de l’Éternel. Le texte nous dit même qu’Abraham «s’approcha»…
«Approchez-vous de Dieu et Il s’approchera de vous», dit l’apôtre Jacques (Ja. 4.7). C’est ce que fait Abraham, le père des croyants, et cela lui a permis d’entrer dans une conversation inouïe avec Dieu au sujet de Sodome et Gomorrhe, villes que Dieu s’apprêtait à mettre sous le feu de son jugement! Voir Genèse 18.17 à 21 puis v.22-23a: «Cacherai-je à Abraham ce que je vais faire? … Et l’Éternel dit: le cri contre Sodome et Gomorrhe s’est accru … les hommes s’éloignèrent et allèrent vers Sodome. Mais Abraham se tint encore en présence de l’Éternel. Abraham s’approcha et dit …»
Et là, c’est tout à fait extraordinaire: Abraham intervient dans le plan de Dieu et parvient à infléchir ce plan par son intercession! Il entre dans une sorte de saint marchandage par lequel cet «Ami de Dieu» plaide comme un avocat la cause des gens de Sodome afin que les «justes» qui pourraient s’y trouver ne soient pas détruits avec les injustes! Il plaide en faveur de 50 justes supposés et descend progressivement et avec respect jusqu’à 10 justes, enhardi par les «oui» successifs de Dieu. Puis il s’arrête là. Finalement 6 personnes seront sauvées de la destruction: la famille de Loth, car Dieu est juste.
Dieu ira plus loin qu’Abraham (la vraie justice ne se trouvant pas parmi les hommes! Psaume 14). Il donnera finalement
le seul véritable Juste qui va sauver par le don de sa vie tous les autres, donc même les injustes: Jésus-Christ! 1


Les intercesseurs avec Jésus!

Comme Abraham et même mieux qu’Abraham, nous devrions aussi intercéder et plaider avec persévérance et succès, assurés que le Seigneur répondra à notre prière présentée «sous la signature» du Fils unique! Et si nous avons des «entrailles de miséricorde» envers les victimes, les pauvres et les souffrants, les pécheurs, c’est encore nettement mieux! Le Seigneur ne nous dira-t-il pas: «vas-y mon fils, ma fille, tu es sur la bonne voie»? Par exemple pour proclamer la délivrance d’esprits méchants ou pour obtenir une guérison «imméritée» pour quelqu’un, ou encore pour ramener des gens dans la bonne direction …
Notre privilège est donc de nous tenir
avec Christ comme des sentinelles qui veillent sur une muraille! Veiller sur ceux qui «dorment»: nos enfants, des personnes inexpérimentées mais combien précieuses! Veiller sur notre vie ou tel ou tel peuple!
L’intercesseur–veilleur par excellence c’est JÉSUS! Jésus qui veille pour lui-même et aussi pour nous dans le jardin de Gethsémané la nuit de son arrestation, alors que tous les disciples dorment.
Jésus l’intercesseur jusqu’au dernier moment, alors qu’il agonise sur la croix:
«Père pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font!»
Jésus
sur la croix est dans la position totale de l’intercesseur, et sa prière devient prophétie avec le malfaiteur suppliant crucifié à sa droite: «aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis!» (Luc 23.43)!
Et depuis lors, Jésus est élevé
«dans le Ciel à la droite de Dieu… et il intercède pour nous» (Romains 8.34)! Et nous aussi nous intercédons, assis avec lui dans sa victoire (Ephésiens 2.6), unis avec Christ dans sa résurrection!

Faisons silence et recevons l’appel à nous tenir dans la présence du Seigneur, pour nous et pour d’autres, comme écoutants, comme adorateurs, comme sentinelles et comme intercesseurs combattants!

Le voulons-nous?



Note:

1. Dieu garde cependant le droit de juger, en particulier ceux qui s’endurcissent en connaissance de cause contre Jésus et son salut.


Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur !

Par Sylvain Demierre

Psaume de louange (Psaume 100)
Poussez vers l’Éternel des cris de joie, Vous tous, habitants de la terre!
Servez l’Éternel, avec joie, Venez avec allégresse en sa présence!
Sachez que l’Éternel est Dieu! C’est lui qui nous a faits, et nous lui appartenons;
Nous sommes son peuple, et le troupeau de son pâturage.
Entrez dans ses portes avec des louanges, Dans ses parvis avec des cantiques!
Célébrez-le, bénissez son nom!
Car l’Éternel est bon; sa bonté dure toujours,
Et sa fidélité de génération en génération.

Dans la Bible nous trouvons près de trois cents fois le mot joie et presque autant d’expressions du verbe (se) réjouir. À titre de comparaison, le mot amour figure une centaine de fois
1.

En y regardant encore d’un peu plus près, on constate que ce même mot joie apparaît dans quarante-neuf des soixante-six livres qui constituent le canon biblique
2.

Alors bien sûr, ces chiffres ne sont pas un critère prépondérant, mais une telle abondance nous incite tout de même à penser que la joie dont il est question dans les Écritures mérite une attention particulière de notre part.

Lorsque nous survolons le Premier Testament, nous réalisons que la joie que nous y rencontrons est souvent très exubérante, de nature collective et se trouve en général liée à une manifestation divine ou à de grands événements religieux.
Par exemple: Lévitique 9.24, 1 Chroniques 15.28, Esdras 3.11.
Le livre des Psaumes présente une évolution notable. La joie y prend en effet une dimension plus individuelle et résulte souvent de la reconnaissance personnelle de la grandeur et de la bonté de Dieu, y compris dans des situations de détresse humaine, d’oppression ou d’injustice.

Par exemple: Psaumes 16, 31, 71, 89.
Le livre d’Esaïe, de par son caractère éminemment prophétique, nous décrit plus particulièrement une joie à venir, une joie qui succède à la tristesse et aux douleurs.
Par exemple: Esaïe 12, 35, 51.11, 66.10-14.
Mais un pas de géant est franchi dans le Nouveau Testament.

L’Évangile de Jean introduit en effet une notion bouleversante: celle d’une joie parfaite manifestée dans la connaissance et la mise en pratique de l’enseignement du Seigneur. Une joie parfaite pour ici et maintenant. Une joie libérée des circonstances et enracinée dans l’éternité du Christ:

«Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire.
Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il sèche; puis on ramasse les sarments, on les jette au feu, et ils brûlent.
Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé.
Si vous portez beaucoup de fruit, c’est ainsi que mon Père sera glorifié, et que vous serez mes disciples.
Comme le Père m’a aimé, je vous ai aussi aimés. Demeurez dans mon amour.
Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, de même que j’ai gardé les commandements de mon Père, et que je demeure dans son amour.
Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite.»
(Jean 15.5-11)

Waow! Le Fils du Dieu vivant, lui-même, nous promet sa joie!
Mais nous devons reconnaître que, bien que rachetés par Christ, bien qu’aspirant à sa perfection, nous n’en sommes pas moins des êtres humains avec encore nos faiblesses et nos imperfections, avec la nécessité de cheminer à notre rythme, en nous trompant parfois. Autrement dit, si Jésus nous offre bel et bien sa joie dès maintenant, nous ne sommes pas forcément prêts à la recevoir tout entière et devons faire notre part du chemin.

Pour se mettre (ou se remettre) en marche et avancer sur cette voie vivifiante, il n’y a pas de grands secrets d’initiés à découvrir: il est extrêmement précieux de se ménager des temps dans le silence, à l’écart de l’agitation du monde, pour lire et méditer les Écritures et pour prier, avec le profond désir de la rencontre avec notre Dieu.

Pratiquer cela régulièrement nous fortifie dans la foi et participe à notre sanctification en nous distanciant de tout ce qui dans le monde tend à nous éloigner de notre Seigneur, et qui, si l’on n’y prend pas garde, peut très vite nous contaminer (par exemple l’appât des richesses terrestres pour devenir son propre maître, l’enfermement dans un état d’anxiété qui étouffe notre confiance en Christ et nous abat peu à peu, la recherche immodérée de plaisirs charnels qui se substitue à la joie incomparable que l’on éprouve dans la présence de Dieu, etc.).

Cela prépare aussi tout notre être à accueillir chaque jour l’amour de Dieu, amour qu’Il désire que nous partagions en parole et en actes avec nos frères et sœurs et avec les personnes que nous côtoyons.

Mais cela contribue également à faire grandir notre connaissance et notre compréhension du cœur de Dieu. Et c’est un aspect très important, car c’est en le connaissant toujours plus que nous devenons capables de discerner son action dans nos vies et dans le monde. Et cela nous aide à réaliser toujours mieux l’étendue de sa gloire et l’immensité de son amour pour nous. Ce qui a pour conséquence directe de faire grandir notre amour pour lui.

Et lorsque cela arrive, surgit spontanément un profond sentiment de reconnaissance. Or je crois que cette reconnaissance-là est le terreau le plus fertile dans lequel la joie véritable peut germer et s’enraciner.

En réfléchissant à tout cela, je réalise tout à nouveau que cette capacité de se réjouir n’est finalement pas l’apanage de l’homme seul, mais que, sous des formes qui leur sont propres, cette joie reconnaissante se manifeste également dans les règnes animal et végétal, comme un bout de signature du Créateur, un témoin attestant de sa paternité. Et ce qui nous est donné d’observer dans les merveilles de la création, dans la générosité qui se manifeste dans la nature, que ce soit dans le chant des oiseaux ou la magnificence d’un pré en fleurs, et tant d’autres choses, tout cela nous est annoncé dans la Bible.

Par exemple: 1 Chroniques 16.32, Esaïe 44.23, Esaïe 55.12, Psaume 148.

Ainsi, la joie à laquelle nous invite notre Dieu trinitaire, modèle absolu d’une communion parfaite, est une joie qui nous remue en profondeur, une joie qui fait fleurir l’amour qui habite en nous. Cette joie nous transporte dans la louange et dans l’adoration de notre Seigneur et Sauveur. Cette joie, lorsqu’elle est parfaite, nous transporte dans une dimension d’éternité et nous rend aptes à toute bonne œuvre à laquelle nous appelle notre Seigneur.

Pour conclure, j’aimerais nous laisser un sujet de méditation:
Depuis très longtemps, des sages d’Israël ont déclaré que l’origine première des malheurs qui émaillent l’histoire mouvementée et souvent douloureuse du peuple juif se trouve dans le fait d’en être venu à effectuer le service divin sans joie.
(Le passage de Deutéronome 28.47-53 semble aller dans ce sens).

Je crois que cette pensée reste totalement valable pour toutes nos communautés chrétiennes mais aussi pour nos vies personnelles. Car la joie est un véritable moteur dans nos vies, et son carburant principal est la reconnaissance.

Ainsi, dans la vie du croyant ou d’une communauté de croyants, si la joie de servir disparaît, une porte s’ouvre à toutes sortes de dérives, d’abord invisibles, mais qui vont inéluctablement conduire à un éloignement du Seigneur avec les multiples conséquences dramatiques que l’on connaît.

Gardant cela en mémoire, restons donc attentifs à tout ce qui peut nourrir notre joie reconnaissante, pour la gloire du Dieu vivant!

«Que le Dieu de l’espérance vous remplisse de toute joie et de toute paix dans la foi, pour que vous abondiez en espérance, par la puissance du Saint Esprit!» (Romain 15.13).



Notes:
1. Source La Bible de l’Épée, IntraText CT – Statistiques.
2. Depuis le 4e siècle, les chrétiens emploient le terme de canon (d’un mot grec désignant un bâton pour mesurer, puis, au sens figuré, une règle) pour désigner la liste des textes reconnus comme faisant autorité dans l’Église, comme règle de foi et de vie.


Corrie ten Boom

«Une vie se mesure non à sa durée, mais à sa capacité de donner.»

Détermination, foi et pardon sont des mots qui caractérisent Corrie face à la brutalité et aux souffrances insoutenables qu’elle a connues. Née en 1892 dans une famille hollandaise protestante, elle vit à Haarlem.

Pendant la seconde guerre mondiale, Corrie et sa famille sauvent la vie de nombreux Juifs et de résistants néerlandais en les cachant chez eux. Suite à une dénonciation, ils sont tous arrêtés par la Gestapo le 28 avril 1944 et emprisonnés. Corrie et sa sœur Betsie sont ensuite déportées en Allemagne au camp de concentration de Ravensbrück.

Nous vous proposons ici quelques paroles bienfaisantes de ces deux femmes d’exception dont il vaut la peine de lire la biographie.

«Corrie, nous devons leur dire qu’il n’existe pas d’abîme si profond que l’amour de Dieu ne puisse l’atteindre!»
«Pardonner, c’est libérer un prisonnier, et s’apercevoir que le prisonnier, c’est nous.»

«Le bonheur n’est pas lié à nos circonstances, mais aux relations que nous nouons dans ces circonstances.»

«Nos obstacles servent souvent de tremplin à Dieu, il utilise nos problèmes comme les matériaux de ses miracles.»

«Regardez au-dedans, vous serez déprimé; regardez au-dehors, vous serez désespéré; mais regardez à Jésus,
et vous serez reposé.»

«Je ne comprenais pas le pourquoi de la souffrance des autres, mais je savais, quant à moi, que si je souffrais en ce lieu, Dieu n’y était pas indifférent, car lui-même m’avait conduite ici, et ce, dans un but précis: je devais montrer le chemin à ceux qui allaient mourir, et apprendre aux autres à vivre comme de véritables enfants de Dieu ayant reçu du Seigneur Jésus la paix et la joie qui ne les quitteraient plus.»

«Ce ne sont pas tellement les événements qui importent, mais la façon dont nous y réagissons. Dieu nous observe pour voir si nous nous laissons abattre par les difficultés ou si, au contraire, nous les traversons en vainqueurs avec sa force, ce qui nous permettra d’affronter avec plus de courage les prochains ennuis et enfin l’ultime bataille.»

«Ne crains jamais de confier un avenir inconnu à un Dieu que tu connais.»


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