Le Journal du Lien

Le Lien des Cellules de Prière

N° 281 Avril - Juin 2017


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Editorial

Nul n’ignore que nous vivons les temps où les anti-valeurs ont pris la place des valeurs.

Les hommes préfèrent l’évangile des promesses matérielles et de prospérités financières. Ainsi les messages de la croix et de la résurrection de notre Seigneur Jésus Christ sont devenus très rares. Le taux de divorces dans le monde a pris des proportions impensables sans compter les abominations et perversions inqualifiables de nos jours.

Dans ce monde en mutation, le ministère de Billy et de Ruth Graham est un exemple pour l’édification du corps de Christ. En effet, les enfants de Dieu sont appelés à d’influencer positivement leur environnement. Ce grand défi nécessite de ramer à contre-courant pour diffuser les valeurs bibliques qui ont permis à beaucoup de nos aînés dans la foi de bien accomplir leur course sur cette terre.

Ainsi, en défendant son ministère, l’apôtre Paul dit :
« Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu, et nous amenons toute pensée captive à l’obéissance de Christ. » (2 Corinthiens 10.5)

Rev Pierre Mpunga Mukengesha

Blessing Mission International.


La prière qui fait la différence

Par Guy Chautems

À quoi se mesurent la maturité d’un chrétien et celle d’une communauté de maison ? Elle se mesure à la ferveur de sa prière ! Actes 12.1-19 ; Luc 22.39-46.

« À cette époque, le roi Hérode se mit à maltraiter quelques membres de l’Église, et il fit mourir par l’épée Jacques, frère de Jean. Voyant que cela était agréable aux Juifs, il fit encore arrêter Pierre. » Actes 12.1-3

Dans ces temps de persécutions, l’apôtre Pierre est dans une situation catastrophique ; mené dans un cachot, il est gardé par seize soldats. Tout cela est bien sombre «
 mais l’église prie pour lui avec ferveur ». Ni le mot « mais », ni l’expression « avec ferveur », n’ont été choisis au hasard par Luc.
Le mot «
 mais » souligne ce qui fait la différence ! Dans un monde où Satan gronde, la prière fait la différence et l’expression « avec ferveur » souligne la force de cette prière !

Reprenons ces deux points :

1. Ce qui fait la différence : la prière.
Soyons réalistes ! Qu’est-ce que cette petite poignée de chrétiens rassemblés dans la chambre d’une maison, face à l’immense pouvoir politique et religieux de la capitale ?
Imaginez-les ces chrétiens rassemblés dans la maison de Marie, mère de Marc ! En nombre, ils sont de la taille d’un petit groupe de maison ! La raison en est qu’après le meurtre d’Étienne, une grande persécution a éclaté contre l’Église de Jérusalem et Luc écrit :

« Tous, excepté les apôtres, se dispersèrent en Judée et en Samarie. » Actes 8.1

Face à cette petite église, le roi Hérode Agrippa. Cet homme corrompu par l’argent et le pouvoir a été élevé à Rome. Dans cette ville, il a vécu sur l’argent des autres et a accumulé les dettes en se faisant de nombreux ennemis. À coups d’intrigues, il est toutefois parvenu à devenir le roi de Judée et de la Samarie. Quelque peu lâché par Rome, il maltraite les chrétiens et fait assassiner Jacques, le frère de Jean, de cette manière il espère gagner des points auprès de tous les Juifs qui s’opposent à l’Église naissante.
Face aux pouvoirs politique et religieux dressés contre elle, qu’est-ce que cette petite église, rien, moins que rien ! Et pourtant une chose fait la différence : le combat de
la prière. Satan gronde, mais l’Église prie avec ferveur !

Cette prière la place du côté de Dieu, mieux :
en Dieu comme un refuge, sur Dieu comme un rocher. Et qu’est-ce que l’homme quand il s’oppose à Dieu ? Que pèse Hérode devant le Seigneur de l’univers ? Luc racontera sa fin misérable : alors qu’il parade en habits royaux devant les gens de Tyr et de Sidon, il tombe raide mort, rongé par les vers, nous dit le texte.

De la Genèse à l’Apocalypse, la Parole de Dieu nous le rappelle, face aux circonstances, aussi difficiles soient-elles, la prière de celui qui reconnaît sa fragilité, sa petitesse et qui, dans le même temps, proclame la miséricorde et la grandeur de Dieu, cette prière fait la différence !

Abraham était un homme de prière, il est à l’origine du peuple de Dieu. Par sa prière, il a fait la différence.
Moïse était un homme de prière, il a délivré Israël de l’Égypte. Par sa prière, il a fait la différence.
Josué était un homme de prière, il a conquis la terre promise. Par sa prière, il a fait la différence.
Gédéon, petit à ses yeux, a osé dialoguer avec Dieu et il a délivré son peuple de la main des Madianites. Par sa prière, il a fait la différence.
Esaïe, Jérémie, Ézéchiel étaient des hommes de prière, ils ont préparé la venue du Messie. Par leurs prières, ils ont fait la différence.
Les apôtres étaient des hommes de prière, ils ont bâti l’Église avec Christ. Par leurs prières, ils ont fait la différence.
Tous et tant d’autres que je ne nomme pas ont, par leur prière, fait la différence.

2. Ce qui fait la force de cette prière
L’Église priait « avec ferveur », Luc utilise le même mot que dans le récit qui décrit la prière de Jésus à Gethsémané :

« En proie à l'angoisse, Jésus priait avec plus de ferveur encore, et sa sueur devint comme des gouttes de sang tombant à terre » Luc 22.44

Avec ferveur (ou ne cessait), ce mot grec ”ektenos”, qui décrit la tension de celui qui prie est composé de la racine « tenos », qui a donné le mot tendon. La ferveur Ektenos, exprime (« ek » : «hors de, et « tenos » : tendu). Pour exprimer cette ferveur, cette intensité, on peut prendre l’image d’un élastique.
Quand nous tenons le bout d’un élastique dans notre main, il flotte, un peu à l’image de ces prières que nous faisons un peu trop vite, sans écouter, surtout lorsque nous présentons notre liste de commissions au Seigneur. MAIS cet élastique, je peux l’accrocher quelque part ou le tenir à deux mains et exercer une tension plus ou moins grande. La prière elle aussi peut avoir une tension plus ou moins grande.


Qu’est-ce alors qui va donner de la tension à notre prière ? D’un côté, il y a Dieu et de l’autre, notre demande. Avec cette image devant nos yeux, examinons la prière de la petite communauté rassemblée dans la maison de Marie. J’imagine que dans cette chambre toutes sortes d’émotions se sont exprimées : la persécution est là, Jacques, l’un des principaux apôtres a été décapité et maintenant Pierre est en prison ! Certains expriment leurs craintes, d’autres leur tristesse. D’autres encore ont certainement des doutes quant à l’avenir de l’Église privée de cet entraîneur remarquable qu’est Pierre… Mais tout cela n’est pas de la ferveur. C’est comme un élastique que l’on tiendrait au bout d’un bras, accroché à rien.

Trouver un point d’accrochage.
Ces émotions, il est vrai, peuvent s’exprimer dans la prière ; entendez ces chrétiens qui se lamentent à juste titre lorsqu’ils sont placés dans une situation très difficile. Entendez ceux qui sont tentés – à la manière de Job – de tout envoyer balader. Entendez ceux qui souffrent, angoissés face à une épreuve imminente, un cancer, une grave opération. À quoi s’accrocher ? Jésus lui-même ne s’est-il pas trouvé quelques instants avec une prière qui cherchait son point d’accrochage ? Où l’a-t-il trouvé, pour que Luc en arrive à dire de sa prière qu’elle grandissait en ferveur ? Il l’a trouvé dans la volonté de Dieu :

« Père, si telle est ta décision, éloigne de moi cette coupe. Toutefois, que ce ne soit pas ma volonté qui advienne, mais la tienne. » Luc 22.42

Où l’Église a-t-elle trouvé son point d’accrochage ? Après la première arrestation de Pierre, une parole biblique lui avait été donnée :

« Pourquoi les nations s'agitent-elles ? Pourquoi les peuples grondent-ils en vain ? Les rois de la terre se postent, les princes se liguent ensemble contre le SEIGNEUR et contre l'homme qui a reçu son onction :Brisons leurs liens, secouons leurs chaînes” ! Il rit, celui qui habite le ciel, le Seigneur se moque d'eux. Il leur parle dans sa colère, dans sa fureur il les épouvante… » Psaume 2.1-5

La petite église de maison se souvenait certainement de ces paroles et de ce qui était arrivé après les avoir priées : ce tremblement de terre, cette audace pour le témoignage retrouvé !

Nous pouvons aussi imaginer qu’il y a eu un second point d’accrochage. Ainsi, Pierre en prison était en attente d’un procès qui le mènerait à une mise à mort certaine… Mais après sa résurrection, le Seigneur ne lui a-t-il pas confié l’Église ? Ne lui a-t-il pas dit qu’il allait devenir vieux ?

« Prends soin de mes moutons. Amen, amen, je te le dis, quand tu étais plus jeune, tu passais toi-même ta ceinture et tu allais où tu voulais ; mais quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et un autre te passera ta ceinture pour te mener où tu ne voudras pas. Il dit cela pour signifier par quelle mort Pierre glorifierait Dieu. Après avoir ainsi parlé, il lui dit : suis-moi. » Jean 21.18-19

Or, dans notre récit, Pierre est encore dans la force de l’âge et peut encore nouer lui-même sa ceinture et aller où il veut. Tout cela signifie que la prophétie de Jésus n’est pas encore accomplie ! Voyez-le dans la prison, Pierre est serein et dort entre deux soldats, l’ange doit même le réveiller ! Étonnant ! Pendant ce temps, la communauté de maison veille et s’accroche aux paroles prophétiques du Seigneur, laissant entendre que la mort de Pierre en martyr n’était pas encore venue.
Oui la ferveur de nos prières augmente lorsque nous nous accrochons à la parole de Dieu. Et s’accrocher à sa parole, c’est s’accrocher à Dieu lui-même !

Mais la ferveur, la
tension augmente encore lorsqu’on prononce les premières demandes du Notre Père et que ces paroles sont bien pesées. Dieu veut que son Nom soit sanctifié, il veut que son règne vienne, il veut que sa volonté soit faite sur la terre comme au ciel. La ferveur grandit quand nous voulons ce que Dieu veut.

« Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. 19 Allez donc : de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, 20 leur apprenant à garder tout ce que je vous ai prescrit. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps. » Matthieu 28.18-20.

Faites de toutes les nations mes disciples, Dieu le veut, le voulons-nous ?
John Knox, le réformateur écossais, priait ainsi : « Donne-moi l’Écosse où je meurs » et Dieu l’a exaucé.

William Booth, fondateur de l’Armée du salut disait : « Travaillez comme si tout dépendait de votre travail et priez comme si tout dépendait de votre prière. »

Hudson Taylor, le grand missionnaire de l’intérieur de la Chine, disait aux jeunes : « Vous devez aller de l'avant, mais allez-y sur vos genoux ! »

John Knox, William Booth et Hudson Taylor ont fait la différence par leurs prières persévérantes, Dieu les a exaucés !

Et nous, dans ce monde en naufrage grandirons-nous en maturité ?
Dans ce monde en perdition, ferons-nous la différence par nos prières ? Ferons-nous la différence par la ferveur, l’intensité, la persévérance de nos prières
agissantes (Ja.5.16) ?


Questions :
Avez-vous déjà fait d’une parole de la Bible le point de départ ou le but de votre prière ? Si oui laquelle ?
Dans la vie chrétienne, il n’y a pas que la prière pour faire la différence ; que mentionneriez-vous encore ?
La vie de l’Église s’accroche à deux commandements, lesquels ?
Vont-ils ajouter de la ferveur aux prières de nos communautés de maison ?
Si nous reprenons l’image de l’élastique (de la tension, de la ferveur) pour caractériser la prière de notre communauté, comment vous représentez-vous cette prière ? Et surtout comment progresser en maturité ?

Notes:

1. D’autres trad. disent : ”…avec d’ardentes prières” ; ou encore ”priait sans relâche…”
2. Dans les traductions en Français Courant, Semeur, TOB.
3. Voir Actes 4.24-26.


Les valeurs essentielles du chrétien

Compilation biographique abrégée par Hanspeter Nüesch

Un rayonnement mondial
Billy Graham est la personne qui au 20e siècle, a prêché l’Évangile au plus grand nombre de personnes. Il a aussi eu un impact déterminant sur d’innombrables pasteurs et évangélistes, notamment par les conférences et congrès qu’il a organisés. Pour comprendre le succès de Billy Graham, il faut prendre en compte son épouse, ainsi, il a toujours dit que sans sa femme, il n’aurait jamais pu avoir un tel ministère mondial.

À la question de ce que signifiait Jésus pour lui. Billy Graham répondait : « Je ne peux malheureusement pas donner d’autre réponse. Jésus est simplement tout pour moi. »

Billy et Ruth Graham étaient aussi des intercesseurs qui cherchaient souvent la face de Dieu ensemble. Rien n’était plus important à leurs yeux que la communion avec leur Seigneur et Ami. En signe de leur soumission, ils s’agenouillaient souvent pour prier et lire la Bible ensemble. Billy Graham a toujours insisté sur le fait que Dieu ne peut exaucer et utiliser que des personnes humbles. Le pire qui puisse nous arriver, estimait-il, est que Dieu doive nous résister parce que nous abusons de notre ministère pour notre propre gloire. Or, si nous prenons l’habitude de nous humilier devant Dieu, nous pouvons compter jour après jour sur la force du Saint-Esprit, qui est le véritable évangéliste.

Cette attitude d’humilité s’exprimait aussi par le fait de valoriser les autres chrétiens qui, selon lui, accomplissent un ministère au moins aussi important que le sien, voire plus important. Billy Graham est aussi devenu un symbole d’intégrité par les mesures qu’il a prises pour prévenir ses erreurs et ses tentations.

« Tout ce que je voulais, c’était plaire au Seigneur ».
Ces paroles résument l’attitude qui a habité Billy et Ruth Graham, ils aimaient leur Seigneur plus que tout. Voilà pourquoi ils désiraient que d’autres personnes soient gagnées par cet amour. Comme leur seul but était de lui plaire, ils ont vécu toute leur vie en simples disciples de Jésus-Christ. La communion quotidienne avec leur Seigneur leur a permis de gérer les éloges comme les critiques. Le seul avis qui leur importait était celui de leur Ami divin.

Leurs souhaits étaient aussi que des hommes et des femmes s’engagent à annoncer l’Évangile en étant remplis et conduit par l’Esprit, et en fondant leur ministère sur Jésus-Christ et sur la fiabilité de la Parole de Dieu. Ainsi, Billy Graham a souvent mis en garde les jeunes prédicateurs, leur rappelant que ce ne sont pas les discours humains, mais la Parole de Dieu qui a le pouvoir de transformer.

Tout jeune, il a choisi de se fier entièrement à la Bible et à son autorité alors même qu’il ne comprenait pas toujours tout. Il a également décidé de mentionner la croix de Christ et d’appeler à la conversion dans chacune de ses prédications.
Dieu a richement béni cette décision, puisque des milliers et milliers de personnes ont rencontré Jésus-Christ, et reçu la vie éternelle. Ce rayonnement qui a permis à sa vocation de briller dans le monde s’appuie notamment sur les trois fondements suivants.

1. Le partenariat – vivre dans la complémentarité
Tous les enfants des Graham s’accordent pour dire qu’il n’y aurait jamais eu un tel rayonnement du ministère de Billy sans sa femme. Billy savait très bien que Dieu avait placé Ruth à ses côtés, et qu’il lui parlait à travers elle, c’est pour cela qu’il tenait à l’écouter. Le ministère de ce couple démontre la portée et la bénédiction qui reposent sur une union dans laquelle les deux partenaires se consacrent à Dieu en visant à accomplir sa volonté et en se complétant mutuellement avec leurs dons. Ce partenariat a marqué leur vie et leur ministère.

Billy disait au sujet de sa femme : « Je ne crois pas que j’aurais pu épouser une autre personne qui aurait pu m’aider davantage pour mon travail et mon ministère. » Lors de son décès en 2007, il l’a honorée avec les paroles suivantes : « Ruth a été ma partenaire de vie, et Dieu nous a appelés en tant qu’équipe. Personne d’autre n’aurait pu porter le fardeau qu’elle a assumé. Elle a été une part décisive intégrante de notre œuvre. Mon travail durant toutes ces années n’aurait pas été possible sans son encouragement et son soutien. Mon épouse a été la personne que je recherchais quand j’avais besoin d’orientation et de conseil. Elle a été une étudiante extraordinaire de la parole de Dieu. Je ne connais personne qui a eu une vie aussi marquée par la Bible ». Quel témoignage merveilleux ! Mais encore a-t-il fallu que Billy accepte humblement l’aide de sa femme.

Le noyau de son équipe d’évangélisation incluait aussi des serviteurs qui ont travaillé avec lui durant 60 ans. Ceux-ci n’étaient pas seulement des coéquipiers, mais aussi des amis qui veillaient les uns sur les autres et s’encourageaient mutuellement à suivre Jésus. Vivre en restant isolé des autres est dangereux pour un chrétien, car la stratégie principale de Satan est de nous diviser, entre homme et femme, parents et enfants, croyants au sein d’une même église, entre différentes églises et dénominations, et même entre peuples et nations. Toujours, il cherche à isoler les chrétiens et à les séparer du corps de Christ. En tant que chrétiens, nous sommes donc forts lorsque nous sommes unis en nous complétant les uns les autres dans un partenariat réel.

Billy et Ruth ont toujours favorisé l’unité du corps de Christ en encourageant d’autres œuvres missionnaires et en utilisant leur propre réputation pour honorer les autres. Billy tenait à montrer que tous les hommes sont égaux devant la croix de Christ. À l’époque de la ségrégation, il refusait de mener des campagnes d’évangélisation où les blancs et les noirs étaient assis séparément. Une fois, il est allé personnellement enlever les cordes qui avaient été aménagées pour créer des espaces séparés.

Questions
1. Est-ce que j’ai l’humilité de me laisser compléter par des personnes avec des dons différents, et cela dans mon couple, la famille, l’église et mon travail ?

2. En position de responsable, est-ce que je donne à mes collaborateurs assez de place pour qu’ils se développent selon leurs dons et qu’ils puissent contribuer pleinement au bien commun ?

3. En quoi puis-je contribuer à favoriser l’amour et l’unité entre chrétiens, et ainsi à avoir un meilleur témoignage vers l’extérieur ?

2. L’authenticité : vivre dans la sincérité
De nos jours, les paroles en l’air sont monnaie courante et il y a souvent un grand fossé entre ce que ces personnes prêchent et font en public et la façon dont elles se comportent en privé. Les politiciens notamment, font de nombreuses promesses électorales qu’ils ne pourront pas tenir ! Ainsi, on ne sait plus à qui l’on peut se fier.

Les gens aiment pourtant être entourés de personnes vraies et authentiques avec lesquelles ils n’ont pas besoin de dissimuler leurs faiblesses. La sincérité et l’authenticité donnent aussi de la crédibilité à notre service comme à notre message.

Des proches de Billy Graham ont dit qu’il était « meilleur à la maison » qu’en public. En effet, Billy Graham était pleinement conscient que la manière dont il traitait les personnes qu’il rencontrait étaient tout aussi importantes que son attitude sur l’estrade face à des milliers de gens.

Ruth aussi ne faisait pas de différence entre sa vie publique comme épouse de l’évangéliste le plus connu de son temps, et sa vie privée comme mère de cinq enfants. Deux qualités intérieures la caractérisaient : sa spiritualité profonde, sa joie de vivre et son humour. Avec elle, on riait beaucoup. Sa fille aînée, Gigi, a d’ailleurs insisté sur l’importance pour sa propre foi de l’humour de ses parents et de ses grands-parents, qui étaient des chrétiens joyeux.

En conclusion, si Ruth et Billy Graham ont continué de suivre fidèlement Jésus malgré leur succès et malgré la critique, c’est parce qu’ils s’efforçaient de plaire d’abord à Dieu, leur Maître.

Textes bibliques clés :
Galates 1.10, Ézéchiel 34.2-6, Actes 20.18-21, 27-28, 31

Questions d’approfondissement
1. Pourquoi est-il dangereux de se cacher derrière un masque ou de prétendre quelque chose que nous ne sommes pas ?

2. Dans quels domaines la pression liée aux attentes de ceux qui nous entourent pourrait nous inciter à renier nos valeurs et nos convictions pour leur plaire ?

3. L’intimité : vivre dans la présence de Dieu
Vivre dans l’intimité avec Dieu, c’est entretenir une relation étroite avec lui et prendre du temps seul avec Dieu pour lui ouvrir son cœur. La vie chrétienne est d’abord une histoire d’amour entre deux êtres qui s’aiment. La Bible dit que le plus grand commandement est d’aimer Dieu de tout notre cœur ; de cet amour pour Dieu découle aussi l’amour pour le prochain.

Tout le ministère de Billy Graham découlait d’une relation d’amour intense avec Jésus. « J’éprouve le grand besoin d’être seul avec Dieu. Je veux passer beaucoup de temps dans la lecture de la Parole et la prière. Il me faut m’asseoir aux pieds du Seigneur et me laisser une nouvelle fois remplir par lui.

Où qu’il aille, Billy Graham prenait toujours sa Bible. « Je place toujours ma Bible ouverte à un endroit bien visible. Et chaque fois que je l’aperçois, je m’arrête pour lire un verset ou deux, voire un chapitre ou deux, ou même durant une heure ou deux. Ce n’est pas pour préparer ma prédication ni pour mon étude personnelle. Non, je le fais uniquement pour ma nourriture spirituelle : la Bible est ma nourriture quotidienne. »

Il dit plus loin : « J’éprouve le grand besoin d’être seul avec Dieu. […] Je veux passer beaucoup de temps dans la lecture de la Parole et la prière. Il me faut m’asseoir aux pieds du Seigneur et me laisser une nouvelle fois remplir par lui. Christ lui-même ressentait le besoin de se retirer à l’écart pour se rafraîchir spirituellement. Quand je prêche l’Évangile, je ressens un combat incessant avec le diable. »

Billy Graham priait quotidiennement pour les gens que Dieu mettait sur son chemin, sans oublier les responsables politiques et, tout particulièrement, le président des États-Unis. Ce n’est pas un hasard si Dieu a utilisé Billy Graham pour servir de mentor et de frère spirituel à douze présidents américains.

Ce besoin d’intimité avec Dieu était aussi présent chez sa femme, et ses filles ont décrit en ces mots cette relation de sa mère : « Dieu était vraiment son confident, son ami et son Père. Il était tout pour elle. », « Notre Sauveur, a gardé ma mère de la solitude, parce qu’elle vivait chaque jour avec le Seigneur Jésus ; il était l’amour de sa vie.

Ruth Graham s’est toujours efforcée de lire et d’apprendre par cœur un verset de la Bible au milieu des activités routinières de la vie. L’invitation à prier sans cesse ne figurerait pas dans la Bible si elle n’était pas importante pour nous, disait-elle.

L’amour pour Dieu et l’amour pour le prochain coulent de la même source. Si nous avons appris à boire chaque jour à cette source, cela aura un impact décisif sur tous les autres domaines de notre vie et de notre ministère. Ruth et Billy Graham n’ont jamais oublié que leur relation avec Dieu était bien plus importante que leurs dons et leur ministère.

Textes bibliques clés
Jean 15.5, 7-8,12-14, 1 Thessaloniciens 5.16-19, Apocalypse 2.3-5

Questions d’approfondissement
1. Ai-je une relation de travail ou une relation d’amour avec Dieu ? Quelle serait ma réponse si Jésus me demandait : « M’aimes-tu ? »

2. Comment se répercute le fait d’aimer Dieu et mon prochain comme dans mes relations avec ceux qui ont d’autres croyances, qui me nuisent ou qui se trouvent dans la détresse ?

3. Comment pourrai-je approfondir ma relation avec Dieu et rester connecté à lui durant la journée ?

Compilation biographique abrégée par Hanspeter Nüesch

Pour aller plus loin…
Le contenu de cet article est tiré du guide « 10 valeurs clés pour leaders chrétiens ». Cet ouvrage est disponible sur le site www.shekina.com.
Ce manuel est par ailleurs un complément du livre « Ruth et Billy Graham : l’héritage d’un couple » (ISBN 978-3-905789-63-8). www.agapemedia.fr
Éditions Campus pour Christ Suisse, Suisse : www.campuspourchrist.ch


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